Depuis le 1er janvier 2026, une politique renforcée de retour au travail (politique RTW) s’applique en cas d’incapacité de travail. Les nouvelles règles introduisent non seulement des changements au sein de la sécurité sociale, mais imposent aussi des obligations spécifiques aux employeurs. L’objectif ? Un retour au travail plus rapide et plus durable pour les travailleurs en incapacité, avec un rôle plus actif des employeurs et des autres acteurs concernés.
Dans cet article, nous expliquons les principaux changements et ce qu’ils signifient concrètement pour votre entreprise.
Une nouveauté importante est l’obligation d’intégrer une politique d’absence active dans le règlement de travail. Les employeurs doivent prévoir une procédure claire de prise de contact avec les travailleurs en incapacité, en précisant au minimum qui contacte le travailleur et à quelle fréquence le contact a lieu.
Si un travailleur est malade depuis plus de huit semaines, à partir de 2026 vous devez, en tant qu’employeur, demander au conseiller en prévention–médecin du travail d’évaluer la capacité de travail du travailleur au moyen d’un questionnaire standardisé. Si le travailleur est jugé apte à reprendre une activité, les employeurs comptant 20 travailleurs ou plus sont tenus de démarrer un trajet de réintégration dans les six mois suivant le début de l’incapacité de travail. En cas de non-respect, le Code pénal social prévoit une sanction de niveau 2 : une amende de 2.000 à 20.000 EUR (pénale) ou de 1.000 à 10.000 EUR (administrative) par travailleur.
L’employeur devait déjà informer les travailleurs de la possibilité de demander une consultation de pré-reprise. Désormais, il est inscrit dans la loi que l’employeur doit le faire de manière régulière. En outre, l’employeur peut désormais également demander au conseiller en prévention–médecin du travail d’inviter un travailleur en incapacité à une consultation de pré-reprise.
À partir de cette année, les employeurs doivent une cotisation pour les travailleurs en incapacité de travail durant leur deuxième et troisième mois de maladie. La cotisation s’élève à 30 % de l’indemnité de maladie. L’ONSS calcule et perçoit la cotisation, pour la première fois au dernier trimestre 2026.
Les employeurs qui occupent en moyenne 50 travailleurs ou plus paient une cotisation trimestrielle de solidarité pour les travailleurs en incapacité âgés de 18 à 54 ans, sauf si une exception légale s’applique. Le point de référence est la date de début de l’incapacité de travail.
En pratique : Les employeurs redevables de la cotisation de solidarité recevront une « note de débit » de l’ONSS. L’ONSS calcule lui-même le montant, sur la base des données qu’il reçoit des mutualités.
Perspectives : Un élément de l’accord budgétaire consiste à étendre la cotisation de solidarité au quatrième et au cinquième mois d’incapacité de travail. Cette extension débuterait à partir de 2027.
Ce n’est que s’il s’écoule au moins 8 semaines entre deux périodes d’incapacité de travail que le droit au salaire garanti naît à nouveau. Une exception s’applique si un certificat médical peut démontrer que la seconde absence est due à une autre maladie.
La période de rechute de 14 jours calendrier est donc portée à 8 semaines. Le travailleur conserve toutefois le droit au solde restant de salaire garanti s’il n’a pas été épuisé durant la première période d’incapacité de travail.
Désormais, pendant toute la période d’une reprise partielle du travail (avec l’accord du médecin-conseil de la mutualité), le travailleur n’aura plus droit au salaire garanti en cas de rechute en incapacité de travail complète. Cette mesure ne s’applique qu’aux nouvelles incapacités de travail à partir du 1er janvier 2026 ; une période en cours de salaire garanti n’est pas interrompue.
Jusqu’à récemment, un travailleur pouvait signaler une absence d’un jour sans certificat médical trois fois par année civile. À partir du 1er janvier 2026, cela sera limité à deux jours par année civile. L’exception pour les entreprises de moins de 50 travailleurs reste d’application.
La nouvelle réglementation s’accompagne d’un agenda d’actions clair. Mettez en place ces étapes en temps utile :
1. Mettre à jour le règlement de travail
2. Élaborer une politique d’absence
3. Mettre en place le processus de réintégration
Les nouvelles règles sont claires, mais leur mise en œuvre nécessite une approche sur mesure. Nos experts se feront un plaisir de vous aider à mettre à jour votre règlement de travail, à élaborer une politique d’absence conforme et à mettre en place un processus de réintégration efficace.
Prenez contact et nous nous ferons un plaisir de vous accompagner.
Cet article a été rédigé par Lotte De Wit.