Tirez le meilleur parti de vos logiciels : optimisez l’utilisation des droits d’auteur en 2026

14/04/2026

Bonne nouvelle pour le secteur IT : à partir du 1er janvier 2026, il redeviendra possible de bénéficier du régime fiscal avantageux des droits d’auteur pour les logiciels. Bien que l’approbation définitive de la législation ne soit pas encore finalisée, la réintroduction semble acquise. Cela ouvre des perspectives intéressantes pour les entreprises et les développeurs de logiciels qui souhaitent optimiser fiscalement leur structure de rémunération.

Quand êtes-vous éligible ?

Pour bénéficier du régime des droits d’auteur, un certain nombre de conditions strictes doivent être remplies. Tout d’abord, il existe des exigences de fond liées à l’œuvre elle-même. Il doit s’agir d’une œuvre originale et concrètement réalisée relevant du domaine littéraire ou artistique, clairement attribuable à l’auteur. De simples idées ou concepts ne sont donc pas éligibles.

Par ailleurs, des règles juridiques et fiscales importantes s’appliquent également. Il doit notamment y avoir un transfert effectif des droits patrimoniaux contre une redevance au titre des droits d’auteur, dont l’étendue et les conditions sont décrites de manière claire et concrète. L’œuvre doit en outre être effectivement exploitée par le cessionnaire. Un accord écrit, daté et signé est à cet égard vivement recommandé. Enfin, la redevance doit être correctement étayée selon la méthode de la rémunération ou du chiffre d’affaires, et il convient de tenir compte des plafonds applicables.

Points d’attention importants

La réintroduction des droits d’auteur comporte également certains risques. De nombreuses entreprises ont compensé la disparition antérieure de ce régime par des formes alternatives de rémunération. Réintroduire aujourd’hui des droits d’auteur peut entraîner le risque que l’administration fiscale y voie une forme d’optimisation salariale déguisée. Dans ce cas, une décision anticipée peut être cruciale pour obtenir la sécurité juridique nécessaire.

Le « caractère public » d’un logiciel joue également un rôle important. Les programmes développés exclusivement sur mesure pour un seul client peuvent ne pas être éligibles, sauf s’ils sont malgré tout exploités par la suite. Ici aussi, une ruling peut apporter des précisions.

Par ailleurs, le régime est devenu fiscalement un peu moins avantageux. La déduction forfaitaire des frais reste en effet réservée aux artistes disposant d’une attestation d’œuvre d’art. Sur le plan du droit social, rien ne change : les redevances de droits d’auteur restent soumises aux cotisations de sécurité sociale pour les salariés, tandis que les indépendants restent exemptés de cotisations sociales.

Faites-vous accompagner par des professionnels

L’application correcte du régime des droits d’auteur exige une approche réfléchie et un dossier solide. Vous souhaitez (à nouveau) recourir à ce dispositif intéressant ? Nos experts fiscaux se feront un plaisir de vous accompagner dans l’analyse, la préparation de la documentation nécessaire et l’élaboration de conventions irréprochables.

Contactez-nous dès aujourd’hui et profitez pleinement de cette opportunité.

Auteur : Karel Van Hootegem


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