Au cours de l’exercice 2026 (exercice d’imposition 2027), la majoration d’impôt pour insuffisance de versements anticipés s’élève à 6,75 %, ce qui rend le paiement en temps utile encore plus important. Cet article explique comment éviter cette majoration et propose des conseils pratiques pour planifier votre fiscalité de manière plus efficace.
Pour votre entreprise, il est essentiel d’effectuer des versements anticipés tout au long de l’année sur l’impôt finalement dû. En l’absence de versements anticipés (suffisants), l’administration fiscale peut appliquer une majoration d’impôt. Pour l’exercice d’imposition 2027, cette majoration—comme pour l’exercice d’imposition 2026—s’élève à 6,75 %. À titre de comparaison, elle était encore de 9 % pour l’exercice d’imposition 2025. Toutefois, 6,75 % reste un coût significatif lorsqu’aucun versement anticipé (suffisant) n’est effectué. Il est donc essentiel de respecter les échéances et d’agir à temps.
Pour éviter une majoration d’impôt, il convient d’effectuer des versements anticipés—le plus tôt, le mieux, compte tenu des bonifications y afférentes (voir ci-dessous). Ces versements réduisent la majoration d’impôt, selon le moment où ils sont effectués.
Pour les sociétés dont l’exercice 2026 correspond à l’année civile, les échéances suivantes s’appliquent :
Pour les sociétés dont l’exercice ne coïncide pas avec l’année civile, d’autres dates s’appliquent : les versements anticipés doivent alors être effectués au plus tard le dixième jour du quatrième, du septième et du dixième mois, ainsi que le vingtième jour du dernier mois de l’exercice.
Chaque versement anticipé donne droit à une bonification qui est déduite de la majoration d’impôt de 6,75 %. Cette bonification diminue au fil de l’exercice :
La moyenne de ces pourcentages correspond à la majoration d’impôt de 6,75 %. Si vous effectuez des versements anticipés suffisants, les bonifications compensent entièrement la majoration. En cas de trop-perçu, l’excédent vous sera remboursé.
Le premier versement anticipé (10 avril 2026) est le plus avantageux. Un versement d’environ 75 % de l’impôt des sociétés estimé à cette date suffit généralement pour éviter la majoration d’impôt. À partir du troisième trimestre, la bonification est inférieure à la majoration de 6,75 %. Il est donc conseillé d’effectuer la majeure partie des versements anticipés via les deux premières échéances.
Exemple : supposons que l’impôt dû s’élève à EUR 20.000 ; l’administration fiscale appliquera alors une majoration de 6,75 % si aucun versement anticipé n’a été effectué. La majoration standard s’élève donc à EUR 1.350. Si un versement anticipé de EUR 15.000 a été effectué au premier trimestre, la majoration peut être réduite de EUR 15.000 x 9 % (soit EUR 1.350), neutralisant ainsi entièrement la majoration d’impôt.
Important : notez qu’en impôt des sociétés, il n’est jamais possible d’obtenir une véritable réduction supplémentaire de l’impôt sous la forme d’une bonification liée aux versements anticipés.
Si vous affectez le bénéfice de votre société (après impôt des sociétés) à une réserve de liquidation, vous payez un impôt des sociétés de 10 % sur ce montant. Cet impôt complémentaire n’a aucun impact sur la majoration d’impôt.
Les petites sociétés nouvellement constituées sont exonérées des versements anticipés et de la majoration d’impôt y afférente pendant leurs trois premiers exercices comptables suivant la constitution.
Votre société peut également choisir d’investir dans un tax shelter. Ce dispositif encourage la production d’œuvres audiovisuelles (films, séries) et de spectacles de scène. Un investissement en tax shelter correctement calculé réduit la base imposable, ce qui diminue l’impôt dû. En outre, l’investissement procure souvent un avantage financier sous la forme d’intérêts.
Il est essentiel d’effectuer des versements anticipés suffisants et à temps en 2026 afin d’éviter une majoration d’impôt. Vous avez besoin d’aide pour calculer vos versements anticipés ? Contactez alors votre gestionnaire de dossier.
Vous envisagez un investissement via un tax shelter ? Nos experts peuvent également vous accompagner avec des conseils ciblés !
Cet article a été rédigé par Emma Degrande, Fikret Seven et Stijn Schalck